Tétralogie du Monstre

J'ai profité de ce grand week-end pour me remettre enfin à la tétralogie d'Enki Bilal dont les tomes trois et quatre trônaient sur ma pile de BD depuis maintenant quelques temps (enfin surtout le premier).
Comme je ne me souvenais plus trop de l'histoire, j'ai pris le temps de reprendre les deux premiers tomes, et pour tout dire, la lecture du "Sommeil du monstre" et de "Trente-deux décembre" m'a paru bien plus limpide que la première fois.
On retrouve donc les trois protagonistes, toujours aux prises aux manipulations artistiques de Warhole :
- Nike, véritable mémoire vivante, qui se souvient de ses premiers jours à l'hôpital en compagnie de Leyla et Amir, est toujours aux mains de Warhole ;
- Leyla, astrophysicienne travaillant sur le mystérieux site de l'Aigle, a dû mal à se remettre de la disparition de la réplique de Nike lors du 32 décembre ;
- Amir, quant à lui se marie à Sacha avec la bénédiction de leur nouveau patron, dirigeant d'une équipe de football multiconfessionnelle.
Warhole se décompose en trois parties, l'un se trouve greffé sur Nike, une autre constitue l'essaim de mouche survolant la planète et la dernière n'est autre que Holeraw, l'artiste fou.
Il continuera à se jouer de tout et notamment des destins de nos trois héros, qu'il jettera sur les pistes des autres, et ce jusqu'aux confins de la planète rouge.
Si la relecture des deux premiers m'avait vraiment plu, les deux derniers épidodes sont un peu plus troublants. Le scénario est devenu un peu confus à mon humble cerveau dans le troisième volet avant de se reprendre un peu dans le quatrième.
Peut-être qu'il faudrait que je les relise dans quelques temps....
En tout cas, le dessin de Bilal est toujours aussi merveilleux ! J'adore vraiment son trait, il n'y a pas à dire, c'est pour moi l'un des plus grands dessinateurs de BD.
J'ai lu récemment que l'une de ses toiles avait atteint des sommets lors d'une enchère (177 000 euros), atteignant ainsi la côte de certains artistes contemporains. Dommage, je ne pourrais jamais m'offrir un tel original mais mes modestes reproductions me satisfont bien !
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