A la Saint Hyacinthe

Publié le par pierogod

Quand le chanteur  Fersen rencontre le prolifique auteur de BD Sfar...

 Il a un prénom de fleur
A les cheveux qui s'en vont
Et ses grosses mains d'étrangleur
Sentent le savon
Hyacinthe, Hyactinthe

J'lui confierai pas ma soeur
J'refuserai son parapluie
Et j'prendrai pas l'ascenseur
Tou seul avec lui
Hyacinthe, Hyacinthe

Même s'il sent la camomille
Même s'il propose des cachous
Même si j'me sens en famille
En présence d'un fou
Hyacinthe

Il a un rire de fillette
Quand un oiseau du seigneur
Dans ses grosses mains d'étrangleur
Vient manger des miettes
Hyacinthe, Hyacinthe

C'est peut-être moi qui déraille
Mais si j'étais une caille
J'aimerai mieux mourir de faim
Que de manger dans la main
De Hyacinthe, Hyacinthe...

Ce formidable boudin
Qu'en a fait jaunir plus d'un
Lorsqu'avec un air benoit
Il brise une noix

Moi-même je change de couleur
J'me sens devenir liquide
J'me sens tomber dans le vide
Quand Hyacinthe l'étrangleur
Croise mon chemin

Hyacinthe

Cheveux rares, barbe noire
Je rajoute un entonnoire
Dans un coin de mon cahier
Je fais le portrait de Hyacinthe

Malgré mon trèfle à quatre feuilles
Ma médaille de communion
J'vais plus aux WC tout seul
Sans appréhension
Hyacinthe, Hyacinthe...

Si vous rencontrez Hyacinthe
Alors que le jour s'enfuit
Alors que la cloche tinte
Alors qu'il s'ennuie

Sans un cri, sans une plainte
Sans un bruit, sans une quinte
Vous partirez faire fortune
Dans la région de la lune

Car lorqu'il pète un fusible
Il n'a plus de sentiments
Mais il a les pieds sensibles
Et dans son logement
Hyacinthe, Hyacinthe

Rentre ses pieds dans une bassine
Et rompt avec le passé
Sa conscience assassine
De fleur est tapissée
Hyacinthe, Hyacinthe...
 


Hyacinthe, Thomas Fersen, Le Pavillon des Fous (WMI)
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Publié dans En chanson...

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