Tout est pardonné
Trois actes suffiront à la jeune réalisatrice pour retranscrire le destin tragique et banal de cette famille franco-autrichienne sur grand écran : le mal-être, la faute et enfin le pardon...Vienne 1995, Victor (Paul Blain) est un doux rêveur français, homme de lettre, il subsiste laborieusement et tente de finir ses poèmes pour un jour les publier. Il s'occupe de sa fille, Pamela (Victoire Rousseau) et décide de l'emmener promener.
En plein jeu, ils sont rejoints par la mère autrichienne, Annette (Marie-Christine Friedrich). Elle rentre du travail et la famille retourne au bercail bras dessus, bras dessous.
Cette dernière, consciente du mal-être de son conjoint, a décidé de retourner vivre à Paris pour permettre à Victor de retrouver son goût d'écrire et peut-être aussi du travail.
Paris, Victor continue sa descente au enfer laissant Annette subvenir seule au besoin du foyer.. Sa fille est son rayon de soleil au milieu de l'alcool, de la drogue et d'une jeune fille également dépendante.
Annette ne supporte plus cette situation et quitte cet homme qu'elle a tant aimé et ne reconnaît plus.
Onze ans plus tard, la fille Pamela (Constance Rousseau) a l'occasion de revoir ce père dont sa mère l'a soustrait. Cette jeune fille réservée va décider de rencontrer cet homme brisé en pleine reconstruction...
Très beau film où beaucoup de choses passent par le non-dit, servi magnifiquement par un Paul Blain parfait dans ce rôle de père à la déchirure introspective et une Constance Rousseau au charme singulier.
Même si l'intensité baisse un peu à la fin, je trouve que ce film restitue parfaitement ce drame mais il est difficile de décrire son ressenti...
De Mia Hansen-Love
Avec Paul Blain, Marie-Christine Friedrich, Constance Rousseau...
Durée 1h45
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