Anna M.

Anna (Isabelle Carré) travaille à la bibliothèque nationale et restaure de vieux livres, elle habite avec sa mère dans un petit appartement parisien. Un jour, elle se jette sous les roues d'une voiture et se retrouve dans les mains du chirurgien Zanevsky (Glibert Melki).
Elle tombe éperdument amoureuse de ce beau médecin qui s'occupe si bien d'elle et voit dans le moindre geste du médecin, un signe irréfutable qu'il partage son amour.
On est d'abord pris d'une certaine sympathie pour cette Anna qui rêve du grand amour, car ne s'est-on pas tous un jour voiler la face ? Interpréter un geste, une parole, pour lui faire dire ce que l'on voulait qu'il dise ?
Puis une grande gêne s'empare du spectateur qui voit la jeune femme glisser petit à petit dans la folie et ses excès les plus forts.
On ne peut rien pour elle, et ce constat dérange, effraye car nous connaissons tous la chose amoureuse...
Malgré la prestation d'Isabelle Carré remarquable, ce film ne m'a pas entièrement convaincu. Il manque un petit quelque chose pour nous faire plonger totalement dans l'histoire. Par contre, on ne peut pas rester indifférent et le film devient vraiment oppressant au fur et à mesure que la folie prend corps dans les actes d'Anna.
De Michel Spinosa
Avec Isabelle Carré, Gilbert Melki...
Durée 1h46
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